Le sous-sol alluvial d'Orléans, modelé par les divagations historiques de la Loire, impose une rigueur d'analyse que les formules standard ne couvrent pas. La nappe phréatique sub-affleurante et les lentilles sableuses du Miocène modifient radicalement le comportement des écrans de soutènement. Dans ce contexte, la conception géotechnique des excavations profondes devient un exercice de précision. Chaque projet en centre-ville orléanais, des parkings souterrains aux reprises en sous-œuvre près de la cathédrale, exige une modélisation fine des interactions sol-structure. Le laboratoire s'appuie sur des essais de laboratoire avancés, dont le triaxial pour caractériser la résistance au cisaillement non drainé des limons, et corrèle ces données avec les profils pressiométriques. L'objectif n'est pas seulement de dimensionner un blindage, mais d'anticiper le comportement différé des sols sous l'effet du rabattement de nappe.
À Orléans, la nappe de la Loire gouverne le dimensionnement : un rabattement mal maîtrisé est la cause première des instabilités en fond de fouille.



