À Orléans, le sous-sol raconte l’histoire millénaire de la Loire. On trouve ici une alternance d’alluvions sablo-graveleuses, de limons de débordement et, en s’éloignant du lit majeur, les argiles à silex du Stampien ou la craie séno-turonnienne. Le niveau de la nappe phréatique, très réactif aux crues hivernales, peut remonter à moins d’un mètre de profondeur dans les quartiers proches du fleuve comme Saint-Marceau. Concevoir un mur de soutènement dans ce contexte oblige à regarder bien au-delà d’un simple calcul de poussée. Les alternances de couches perméables et imperméables créent des circulations d’eau souterraine complexes, et les limons saturés perdent rapidement leur cohésion. Pour les terrains les plus hétérogènes, nous couplons systématiquement la reconnaissance avec un essai au pénétromètre statique CPT qui donne une image continue de la résistance de pointe et permet de caler précisément la profondeur d’encastrement de la semelle ou du voile.
En bord de Loire, un mur de soutènement ne travaille jamais à sec : l’eau est le paramètre qui fait basculer le dimensionnement.



