Un projet de résidence collective sur trois niveaux, boulevard Alexandre Martin, butait sur une couche de sables lâches à moins de deux mètres de profondeur. La nappe phréatique fluctuait avec le niveau de la Loire, rendant les fondations superficielles classiques trop risquées. Nous avons dimensionné un radier général nervuré pour répartir les charges sur une surface suffisante, en tenant compte du tassement différentiel potentiel entre les zones plus compactes et les lentilles sableuses. À Orléans, les alluvions modernes du fleuve dictent souvent ce type de solution. Pour un projet dans le quartier Saint-Marceau, nous avions d'ailleurs couplé cette approche avec un essai de plaque de charge afin de vérifier le module de réaction du sol avant le coulage du béton, ce qui a permis d'optimiser le ferraillage sans surcoût.
Sous les alluvions de Loire, un radier bien conçu transforme l'hétérogénéité du sol en atout structurel plutôt qu'en facteur de risque.



