On voit encore trop de chantiers orléanais où la surveillance se limite à un relevé hebdomadaire, sans analyse croisée des données inclinométriques et piézométriques. Creuser dans les alluvions de la Loire, avec une nappe phréatique qui fluctue au gré des saisons et parfois à moins de trois mètres de profondeur, expose à des instabilités soudaines. La surveillance géotechnique des excavations ne consiste pas à poser quelques cibles et attendre un rapport. C'est un pilotage en continu qui intègre la lecture du comportement réel du terrain. Pour les fouilles profondes près du centre-ville historique d'Orléans, où le bâti ancien est sensible aux tassements différentiels, nous couplons l'instrumentation in situ avec des modèles de comportement réactualisés chaque semaine. Cette approche permet d'anticiper les déformations avant qu'elles ne deviennent critiques, en ajustant les phasages de terrassement ou le soutènement si nécessaire.
En contexte alluvial orléanais, la fréquence des relevés inclinométriques doit au moins doubler pendant les phases critiques de pompage et de terrassement sous nappe.



