À Orléans, les campagnes de reconnaissance sur les alluvions modernes de la Loire révèlent souvent des alternances de sables limoneux et de graviers plus ou moins compacts. L'essai SPT reste l'outil de première ligne pour quantifier cette résistance en place, à condition d'appliquer un protocole rigoureux conforme à la NF EN ISO 22476-3. Le principe est mécanique : on enfonce un carottier standardisé sous l'impact d'un marteau de 63,5 kg, en enregistrant le nombre de coups N nécessaires pour chaque tranche de 15 cm. Ce paramètre N-SPT alimente directement les modèles de calcul de fondation, notamment pour les semelles superficielles en rive gauche. En complément, coupler l'essai avec une granulométrie des cuttings permet de confirmer l'homogénéité des couches traversées sans extrapoler à l'aveugle.
À Orléans, un N-SPT corrigé inférieur à 8 dans les alluvions sableuses signale un risque de liquéfaction sous séisme modéré, nécessitant une vérification selon l'Eurocode 8.



