Avec une altitude moyenne de 116 mètres et un sous-sol fortement influencé par les alluvions modernes de la Loire, Orléans présente un contexte géotechnique qui surprend parfois les équipes de chantier. La nappe phréatique est souvent proche de la surface, et les sédiments sableux à sablo-limoneux demandent une approche rigoureuse dès la phase de conception. Dans notre expérience orléanaise, la conception de vibrocompactage ne se résume pas à paramétrer une maille de points : c’est un dialogue entre la granulométrie réelle du terrain, l’historique hydrologique du fleuve et les sollicitations futures de l’ouvrage. Avant de lancer les colonnes ballastées, on croise toujours les données avec un essai CPT pour caler le refus en pointe, surtout dans les lentilles plus limoneuses qu’on trouve sous le quartier Saint-Marceau.
À Orléans, le succès d’un vibrocompactage se joue autant sur la fréquence du vibreur que sur la lecture fine des dépôts historiques de la Loire.



