Un projet de résidence de 5 étages rue Jeanne d'Arc, à deux pas du centre-ville d'Orléans, s'est heurté à un refus de la semelle filante classique : à 6 mètres, le sable lâche laissait place à une argile molle saturée. La solution ? Un report de charges sur pieux forés. La conception de fondations sur pieux en bord de Loire exige une lecture fine du sous-sol — les alluvions récentes, mélange de limons, de sables et de poches tourbeuses, ne pardonnent pas les hypothèses simplistes. À Orléans, le risque de tassement différentiel est aggravé par la nappe phréatique qui fluctue avec le fleuve, parfois à seulement 2 mètres sous le terrain naturel. Pour sécuriser l'ouvrage, nous combinons un essai CPT en continu avec des sondages carottés, afin de caler précisément le toit du substratum calcaire de Beauce et dimensionner chaque pieu au plus juste.
Le dimensionnement d'un pieu à Orléans se joue souvent dans les 2 derniers mètres avant le substratum calcaire : c'est là que le frottement latéral chute et que la pointe doit reprendre l'effort.



